Double Assassinat dans la rue Morgue par Edgar Allan Poe

L’histoire “Les meurtres de la rue morgue” a été écrite par Edgar Allan Poe en 1841 et a été publiée le 20 avril de la même année dans The Graham’s Lady’s and Gentleman’s Magazine. Considéré comme le premier roman policier de la littérature mondiale, le narrateur a mis au point la technique narrative, la structure stylistique et surtout la trame de l’intrigue pour en faire un véritable chef-d’œuvre. Désormais, le livre d’Edgar Poe intitulé « Double assassinat dans la rue Morgue suivi de La Lettre volée » est disponible par l’édition française folio junior, pour un niveau de lecture de 11 à 18 ans.

Préambule

L’histoire était une merveille de la littérature qui inspire beaucoup de lecteurs pendant sa publication, y compris la jeunesse et les écrivains. Apparue pour la première fois dans un magazine anglais, Isabelle Meunier1 était fascinée par l’histoire et a fait une traduction française. Et quinze ans plus tard, Charles Baudelaire était lui aussi séduit par ce livre pour en faire un recueil de l’histoire extraordinaire. Dans le préambule des Meurtres de la rue Morgue, le conteur décrit ses théories de l’intellect et ses facultés d’analyse. Il parle de la différence entre l’analyse et le calcul, en prenant comme exemple la différence entre un joueur d’échecs habile et un brillant joueur de dames.

Résumé

À travers les 96 pages du livre, l’histoire est un roman policier qui parle d’un double assassinat de Mademoiselle Espanaye et de sa mère dans leur maison. Pour pousser l’esprit critique, l’analyse et les recherches des policiers encore plus loin, Edgard Allan Poe a illustré ses ouvrages par des états de fait ironiques. Pour cela, l’intrigue est racontée à la première personne. Le protagoniste, qui nous raconte l’histoire et dont nous ne connaissons pas le nom, ouvre le récit en décrivant sa rencontre avec Auguste Dupin, un homme cultivé et plein d’esprit, qui est tombé en disgrâce et vit avec peu, entourée de l’émanation de sa seule passion, les livres. Le contexte est Paris, où le narrateur est en vacances. Et la rencontre avec Dupin a lieu à Montmatre, dans une librairie. Après avoir fait connaissance, ils décident tous deux de louer un appartement et d’y vivre ensemble, au moins pour la durée du séjour du narrateur. Leur amitié se renforce au fil du temps grâce à des lectures communes, des discussions et des promenades nocturnes dans Paris.

 

Un jour, ils ont lu un article sur le meurtre brutal de deux femmes, mère et fille, la veille dans leur maison. Le crime attire immédiatement l’attention des deux personnages et de nombreux lecteurs du journal en raison de la brutalité et du mystère qui l’entourent. En fait, les deux femmes ont été tuées dans une pièce fermée de l’intérieur. Les corps ont été retrouvés dans des conditions horribles. La jeune fille étranglée a été poussée à l’envers par la cheminée de la pièce, tandis que la mère, horriblement mutilée, a été presque décapitée. La police tâtonne dans le noir et ne trouve pas suffisamment d’indices pour établir un profil logique du ou des meurtriers.

 

Des témoins se sont précipités dans l’appartement, pendant que les deux femmes criaient. On a entendu deux voix, l’une venait d’une Française et l’autre d’un étranger que certains ont identifié comme étant Russe, d’autres comme étant Anglais, d’autres comme étant Espagnol. Auguste Dupin était totalement fasciné par ce mystère et décide, grâce à ses connaissances dans la police, d’obtenir un permis pour visiter la maison. C’était pour lui l’occasion de montrer à tout le monde sa capacité de déduction et d’intelligence pour élucider l’assassinat. Après une patrouille minutieuse autour du bâtiment, les deux hommes entrent dans la maison et inspectent la pièce, à moitié détruite à cause de la terrible bagarre qui deux jours plus tôt était le théâtre d’un crime qui avait causé la mort des deux femmes. Le plus accablant était de trouver le motif pour le meurtre. Plus encore, de savoir jusqu’à quelle raison pousse un homme pour commettre une telle atrocité envers ces femmes ?

 

Après avoir observé les issues de secours, le chevalier Dupin est convaincu que le tueur s’est échappé par une porte dérobée qui est fermée, comme les autres, de l’intérieur. De plus, le mur du dessous est lisse et très haut, et ne présente aucune entrave pour faciliter la descente. Dupin, cependant, observe qu’il y a un paratonnerre devant lui et qu’avec un saut fait par une personne très forte et agile, on pourrait atteindre le paratonnerre par la fenêtre. Mais comment la personne qui est sortie de là a-t-elle fermé la fenêtre de l’intérieur ?

 

En fait, ce qui ressemble à un clou intact et maintient la fenêtre fermée est brisé à l’intérieur, le cadre avec un mécanisme à ressort permet à la fenêtre de s’abaisser d’elle-même. Il est clair, cependant, que le saut de la fenêtre au paratonnerre n’aurait pas pu être fait par un être humain, aussi entrainé et très fort soit-il. Après l’évaluation de l’enquête avec les différentes informations, Dupin était convaincu, en fait, que ce n’était pas un homme qui a commis le meurtre. En lisant le journal, il découvre que quelques jours plus tôt, un grand orang-outan malaisien s’était échappé d’un bateau. A ce stade, Dupin, grâce à ses déductions et à son imagination, reconstitue le meurtre.

 

Solution de l’affaire

L’orang-outan s’est enfui avec le rasoir de son maitre, est monté dans la chambre de madame l’Espanaye et a essayé de se raser pour imiter son maitre, même madame qui, cependant, terrifiée par la vision de l’orang-outan s’est mise à crier désespérément. L’orang-outan l’a frappée et lui a tranché la gorge. La fille terrifiée a essayé d’aider sa mère, mais a été à son tour étranglée. Le propriétaire de l’orang-outan, un marin français, a vu la scène de l’extérieur et, alors qu’il criait sur l’orang-outan, il s’est enfui, terrifié par ce que l’animal avait fait.

 

Lorsque l’orang-outan a vu son maitre, il a eu peur que celui-ci le punisse et a essayé de cacher les corps des deux femmes en poussant mademoiselle Camille dans la cheminée et en jetant madame L’Espanaye par la fenêtre. L’affaire a été résolue à la stupéfaction de son amie et à la déception de la police, reconnaissante de son aide, mais aussi agacée qu’elle n’ait pas pu le comprendre avec ses puissants moyens d’investigation.